BEIJING, LA CITÉE INTERDITE.

Publié le par Nono.

Appelée aussi la citée pourpre, elle fût pendant cinq siècles le centre non seulement du pouvoir politique mais aussi du monde lui même, si l'on suit la philosophie chinoise !!!



Je sais que vous préférez les images aux longue pages d'écriture ( Hein, Manue ! ), mais j'aime bien savoir d'où proviennent les choses et vous les raconter.

Donc, cette jolie "petite" résidence d'empereurs fût achevée en 1420.
Cette date revient très fréquemment dans l'histoire de Beijing :
- Beijing capital de la Chine
- Construction du Temple du Ciel
- Achèvement de la citée interdite .

L'empereur Yongle ordonna sa construction, les travaux débutèrent en 1407. Le chantier nécessita environ 200000 ouvriers, 12 millions de briques pavent la cours et on y compte 9999 chambres ou pièces.
" 9" étant le chiffre de l'empereur : 9999 doit être le chiffre ultime pour un empereur !!
Les couleurs de l'empereur sont le rouge et l'or, d'où la couleur des murs rouges et la couleur des tuiles jaunes. Les matériaux utilisé vinrent des quatre coins de Chine :
La pierre de Beijing, le marbre de Shanghai, le bois du Yunnan ( Sud Ouest) et du Sichuan, les briques du Shandong ( Est , donnant sur la Mer jaune ).

Le plan de la Citée Interdite, reprend celui d'un gigantesque Siheyuan ( Cf article " les Hutongs");
le tout s'alignant sur un axe Nord - Sud dans une symétrie parfaite.
On peut dire que l'ensemble se divise en deux parties :
- La cour extérieure ou la partie officielle, on y traitait les affaires de la cours et les grandes cérémonies.
- La cour intérieur ou la partie privée abritait les bureaux et la résidence de l'empereur, les appartements des impératrices douairières, des concubines et des enfants de l'empereur.

Le personnel composé d'Eunuques atteignit le chiffre de 20000 pour retomber à 1000 sous le règne de Puyi ( chute de l'empire).


ANECDOTE : impératrices et concubines.
Une hiérarchie très précise s'appliquaient aux épouses et aux concubines.
Le recrutement des jeunes filles, âgées de 13 à 15 ans, s' effectuait en Mandchourie et en Mongolie.
Une seule épouse portait le titre d'Impératrice (Huanghou), suivaient deux secondes épouses (Shufei), quatre concubines impériales ( Guifei), six concubines de quatrième rang (Fei), huit concubines de cinquième rang ( ping), et un nombre illimité de concubines de rang inférieur ( Guiren). Toutes ces jeunes filles embauchées vers 13 ans subissaient un apprentissage sévère; elles étaient renvoyées chez elle à l'âge de 18 ans munies un petit pécule.

Un nom féminin demeure dans la mémoire des Chinois, c'est celui de Cixi.
Cixi, concubine de cinquième rang, se retrouva propulsé au rang de seconde épouse à la naissance de son fils, puis impératrice douairière lorsque celui- ci devînt héritier.

Pourquoi ?
Car seul la naissance d'un fils promettait un héritier au trône.
C'est le fils aîné de l'empereur qui reprenait le flambeau, qu'il ait comme mère l'épouse officiel ou la concubine de plus bas rang





Et Voici quelques photos :




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Publié dans Beijing.

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